Obtenir de l’aide

Quand les problèmes de jeux deviennent hors de contrôle

Ce qui est sournois avec le jeu problématique c’est que par le temps que tu en viennes à te demander si tu as un problème de jeu, il est fort probable que ce soit déjà le cas. Sache que le jeu problématique entraîne toutes sortes de conséquences négatives, comme perdre de l’argent que tu ne peux pas te permettre de perdre, envenimer tes relations avec tes amis et ta famille et nuire à tes études ou à ton travail. Tu ne veux certainement pas ça.

 

C’est pourquoi il est toujours bien de garder un œil sur les signes avant-coureurs. Tu peux te demander si tes habitudes de jeu affectent ta santé mentale ou physique. Par exemple, est-ce que tu joues pour soulager ton anxiété, et te sens-tu encore plus anxieux par après? Choisis-tu de jouer plutôt que de voir tes amis ou d’aller au gym? Rates-tu des quarts de travail ou négliges-tu tes études ou ton travail pour jouer?

Ce sont tous des signes avant-coureurs associés à des problèmes de jeu.

As-tu l’impression d’être vu? Les signes avant-coureurs d’un problème de jeu

  • Ne pas te rendre à l’école ou au travail pour jouer
  • Passer moins de temps avec tes amis ou éviter les réunions de famille pour jouer
  • Mentir sur la fréquence à laquelle tu joues ou sur les sommes dépensées
  • Jouer pour échapper à tes problèmes ou ressentir un sentiment d’« euphorie »
  • Accumuler des dettes et des factures non payées ou avoir tout autre problème financier associé au jeu
  • Emprunter de l’argent ou vendre tes biens personnels pour obtenir de l’argent pour jouer
  • Penser au jeu ou jouer plus que d’habitude, pendant plus longtemps
  • Vivre des hauts extrêmes quand tu gagnes et des bas extrêmes quand tu perds
  • Ressentir un vide ou un manque quand tu ne joues pas
  • Ressentir de l’anxiété, de la déprime ou de la solitude quand tu joues
  • Voir le jeu comme une source de revenus
  • Essayer de te refaire (regagner ce que tu as perdu)

Rappelle-toi : tu peux avoir de l’aide

Si tu sens que tu as de la difficulté à ralentir ou à arrêter de jouer, il existe plusieurs options pour t’aider. Il suffit de trouver celle qui te convient.

Tu pourrais avoir envie de te confier à un ami, à tes parents, à ton tuteur légal, à un aîné ou à un membre d’un groupe religieux. En parler à quelqu’un est un premier pas très important. Tu pourrais aussi communiquer avec les services offerts sur le campus, comme les services de santé ou de consultation, de bien-être des étudiants et de la vie en résidence.

Trouver un centre de traitement du jeu problématique

Si tu souhaites parler à un conseiller qui s’y connaît dans les problèmes de jeu, il y a des services spécialement consacrés à ça, qui sont :

  • gratuits;
  • accessibles 24 h/24, 7 j/7;
  • fournis dans plusieurs langues;
  • confidentiels et anonymes (tu n’as même pas à donner ton nom);
  • offerts par textos, clavardage ou téléphone.

Clique sur le lien ci-dessous pour accéder à des services gratuits offerts partout au Canada.

Prends le contrôle de ton argent

Un des principaux risques associés au jeu est de te retrouver dans une situation financière précaire. Si tu es préoccupé par les conséquences du jeu dans ta vie, il y a certaines choses que tu peux faire pour t’aider à gérer ton argent. Voici quelques façons de limiter les sommes d’argent auxquelles tu as accès afin d’éviter de dépenser des sommes que tu ne peux pas te permettre de perdre.

  • Désactive l’option de paiement Touch ID, supprime tes renseignements de carte de crédit et tes mots de passe stockés en ligne et déconnecte-toi de tous tes comptes de paiement.
  • Demande à ce que ta paie soit déposée dans un compte d’épargnes.
  • Fais bloquer tes cartes de guichet automatique.
  • Supprime l’accès te permettant de faire des paiements électroniques avec ton téléphone cellulaire.
  • Ouvre des comptes bancaires qui requièrent deux signatures pour les retraits plutôt qu’uniquement ta signature.
  • Établis des limites quotidiennes de retrait d’argent.

Arrives-tu à mettre tes activités de jeu sur pause?

Ce qui suit t’est déjà arrivé? Tu essaies de moins jouer, mais tu finis toujours par prendre ton téléphone et, avant même que tu ne t’en rendes compte, tu te sens coupable des sommes que tu viens de dépenser. Tu n’es pas seul et il existe un outil qui s’appelle l’autoexclusion qui peut t’aider.

L’autoexclusion est un engagement que tu prends envers toi-même en concluant une entente volontaire avec des exploitants de jeu physiques ou virtuels afin de renoncer à jouer pour une période de temps que tu choisis. C’est comme si tu mettais le jeu sur pause. C’est une option à considérer si tu trouves que tu joues plus que ce dont tu en as envie. Cet outil peut aussi constituer une étape importante pour t’aider à mieux gérer tes habitudes de jeu.

Quand et pourquoi s’autoexclure :

  • Tes habitudes de jeu te causent des problèmes financiers, de santé ou dans tes relations.
  • Ta vie scolaire ou professionnelle en soufre.
  • Tu penses qu’une pause te ferait du bien.
  • Le jeu te cause, ou cause aux personnes qui t’entourent, du stress.
  • Ton envie de jouer est devenue incontrôlable et tu es prêt pour un changement.
  • Tu sens que ton jeu « a pris le contrôle » de certains aspects de ta vie et qu’il te nuit sur le plan physique, émotionnel et psychologique.
Visite le page autoexclusion

Les habitudes de jeu d’un proche te préoccupent? Tu te demandes quoi faire?

Si tu crois que quelqu’un autour de toi pourrait avoir des problèmes de jeu, tu es le genre de personne qui souhaite aider. En fait, c’est probablement ce qui explique ta présence sur cette page. On est conscients qu’il peut être difficile de savoir quoi dire et comment le dire. Ne t’en fais pas, on est là pour t’aider.

Les signes sont là

Tu as probablement remarqué des signes indiquant que ton ami, ton coloc ou un membre de ta famille a un problème de jeu. Certains de ces signes pourraient te sembler familiers. La personne en question :

  • est toujours sur son téléphone en train de jouer;
  • consomme plus d’alcool ou de drogues quand elle joue;
  • choisit de jouer plutôt que d’aller au travail ou à l’école ou de passer du temps avec sa famille;
  • néglige ses travaux scolaires et manque des cours;
  • a peu d’intérêt en dehors du jeu;
  • cache des factures, des avis de retard, ses gains ou ses pertes;
  • a perdu son emploi;
  • accumule des dettes et des factures non payées ou éprouve d’autres difficultés financières;
  • a beaucoup d’argent pendant un moment, puis soudainement se retrouve sans le sou;
  • est plus tendue et stressée et a la mèche courte.

Comment aborder le sujet avec un proche

Tu as décidé de parler à la personne de tes observations. Avant de le faire, voici quelques conseils utiles.

  • Avant la conversation

    Tu pourrais vouloir parler avec un professionnel qui se spécialise dans les problèmes liés au jeu. Il pourrait t’aider à établir des lignes directrices pour orienter la conversation et te donner des conseils sur les façons de gérer la discussion. Tu pourrais également en parler avec un collègue de confiance, un mentor, un éducateur pour les pairs ou une autre personne avec de l’expérience en la matière.

  • Pendant la conversation

    • Choisis un endroit discret, intime et silencieux où vous vous sentirez tous deux à l’aise.
    • Tiens-t’en aux faits et ne te laisse pas emporter par les émotions.
    • Utilise un langage neutre et non culpabilisant qui n’est pas porteur de jugement.
    • Parle des conséquences.
    • Mets l’accent sur les options à disposition pour l’aider (et non sur les problèmes actuels).
    • Précise à la personne que tu te soucies d’elle.
    • Écoute ce qu’elle a à dire.
    • Fais-lui part des meilleures options pour obtenir des informations et des ressources fiables.

    Si c’est trop difficile pour toi, demande à un conseiller de t’aider à trouver une approche appropriée. Attends-toi à ce que la personne ne soit pas prête à parler de ses problèmes de jeu. Elle pourrait être sur la défensive ou se refermer. Un conseiller peut aussi te donner des conseils pour maintenir une discussion ouverte et honnête.

  • Après la conversation

    • Reconnais les étapes positives et félicite la personne de ses progrès.
    • Le changement prend du temps. La personne pourrait nécessiter quelques tentatives avant de réussir à changer son comportement.
    • Établis tes limites et n’hésite pas à solliciter de l’aide au besoin. Un conseiller ou un groupe d’entraide sont de bonnes options pour discuter des sentiments de culpabilité que tu pourrais ressentir ou pour t’aider à maintenir la communication.
    • S’il s’agit d’un membre de ta famille ou d’un ami proche, il pourrait être approprié de protéger tes propres finances.

Aide en cas de problème de jeu

Vous pensez que parler à quelqu’un vous ferait du bien? Des options s’offrent à vous.

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